Informations pratiques

 Maire : Yves Boyer
 1, rue Emile Bru
 77710 Lorrez Le Bocage - Préaux
 Tél. 01 64 70 52 70
 Fax. 01 64 70 52 71
 Email : Nous contacter - Cliquez ici
 Horaires d'ouverture :
 Lundi au Jeudi : 10h-12h & 16h-18h
 Vendredi au Samedi : 10h-12h
  

Rubriques principales

Services en ligne


Accueil > Histoire & patrimoine > La commune et son histoire

La commune et son histoire

Le blason de Lorrez-le-Bocage - Préaux

L’azur indique l’aspect humide de Lorrez-le-Bocage ainsi que son nom l’indique "LAURON". Cette particularité se trouve aussi exprimée par la bande ondée qui représente le Lunain, rivière qui traverse le village.

La bande est maçonnée pour indiquer la présence du château de la Motte dans le village. La clé symbolise le village de Préaux par la représentation de la magnifique clé de l’Église, objet connu des habitants de ce village et qui présente la particularité d’être trouée en forme de cœur dans son panneton. Le lévrier, symbole de grâce, est à la représentation de Sainte Anne, sainte patronne de Lorrez-le-Bocage. Les ornements rappellent le blé qui caractérise la présence d’une agriculture prospère. La couronne de tours est le symbole échu des communes.

Blason de Lorrez Le Bocage - Préaux
 

Histoire de Lorrez-le-Bocage - Préaux

 

Don Morin, vieil historien du Gâtinais, écrivait déjà au XVIe siècle "Lorré-le-Bocage est une villette et maison de plaisance située dans les bois et c'est une terre belle, une demeure plaisante et agréable à la vue, à cause des fontaines qui ruissellent de tous côtés". Située dans la vallée verdoyante du Lunain, affluent du Loing, elle a gardé aujourd'hui le caractère agreste et pittoresque d'autrefois.

On s'explique donc très bien qu'un colon romain ou gallo-romain, séduit par la beauté du site, y ait établi un domaine qui, lors de la conquête franque, fut réservé par le domaine royal. Le domaine appartenait à Laurus d'où LOURIACUM "domaine de Laurus" à l'origine sans doute du nom actuel. Au XIIe siècle, sous le règne de Louis VI Le Gros, vers 1131, Lorri super Lunan est entouré d'une enceinte fortifiée comportant 13 tours et portes fortifiées.

La guerre de Cent ans causa sans doute quelques dégâts aux fortifications puisque en 1542 François Ier prit une ordonnance pour reconstruire les fortifications de Lorrez le Bouschage. Ces fortifications formaient un carré limité au nord par l'église et au sud par le Lunain. La courtine mesurait 0,75 m d'épaisseur et entre 3,30 m et 3,40 m de hauteur. Les murailles s'étendaient sur un peu plus d'un kilomètre de longueur et étaient bordées par des fossés de 10 m de large et 3m de profondeur. Elles étaient construites en moellons et pierres de taille, en calcaire de Champigny.

Au 19e siècle, lorsqu'elles ne furent plus d'aucune utilité, le conseil municipal, en sa délibération de février 1883, décida de leur aliénation, sauf "la tourelle (Tour du Moulin) qui mérite d'être conservée et qui restera la propriété de la commune". Le produit de la vente devait servir à sa réfection.

Quelques vestiges subsistent encore :

 
Les tours
 

Le château de la Motte

Le château

Louis VII Le Jeune fit construire à Lorrez un "Castellum" au milieu d'un étang, vivier faisant partie de l'héritage du Chambellan Gautier, fondateur de Nemours.

Mais c'est à Aymar de Brisay que revient l'honneur d'avoir, de 1480 à 1512, construit le château Renaissance. Celui-ci est entouré d'un parc feuillu composé d'arbres aux essences variées et de vertes pelouses. Les deux corps de logis se rejoignant en équerre, les toits pointus de ses deux grosses tours, les gracieuses tourelles accrochées à ses angles, les balustres de sa terrasse formant sa cour d'honneur et les arches des ponts qu'il faut traverser pour y pénétrer se mirent dans de larges fossés pleins d'eau.

Vendu à la Révolution puis laissé à l'abandon, le domaine fut racheté en 1839 par la Comtesse Paul de Ségur née Amélie GREFFULHE. La famille de Ségur restaura et embellit le château et les jardins, elle rétablit l'activité du domaine et contribua grandement à la restauration des églises, presbytères et écoles de la région.

La célèbre comtesse de Ségur, née ROSTOPCHINE, est venue faire quelques visites familiales au château. Toutefois, elle n'y a pas rédigé ses romans comme le veut une aimable légende.

L'actuel propriétaire du domaine est le Comte de la Rochefoucauld, fils de la Comtesse Hubert de la Rochefoucauld née princesse Geneviève de Mérode.

Le château ne se visite pas. Le parc est aimablement mis à la disposition des Lorréziens pour des manifestations diverses (kermesse, jardins du Gâtinais,...).

 

L'église Sainte Anne de Lorrez Le Bocage

Eglise de Lorrez Le Bocage

L'église, dédiée à Sainte Anne, date du XIIIème siècle. De forme rectangulaire, à chevet droit percé de trois fenêtres, la voûte a été refaite en 1551. Le clocher carré est flanqué de quatre clochetons et d'une tourelle qui servait de tour de guet. A droite de la porte principale qui se trouve à l'ouest, existe une petite tour demi-ronde, faisant corps avec le pignon, qui servait également de tour de guet du côté nord. Cette tour est appuyée sur de puissants contreforts. Par la beauté du site,  un domaine s’y est établi qui, lors de la conquête franque, fut réservé par le domaine royal. Le domaine appartenait à Laurus d'où LOURIACUM "domaine de Laurus" à l'origine sans doute du nom actuel.

Au XIIème siècle, sous le règne de Louis VI Le Gros, vers 1131, Lorri super Lunan est entouré d'une enceinte fortifiée comportant 13 tours et portes fortifiées.

L'église était le sanctuaire du prieuré dont l'enceinte englobait toute la vallée jusqu'au Lunain. Elle était aussi le refuge des habitants et des prieurs pendant les périodes troublées.

 

L'église Notre Dame de la Nativité de Préaux

Eglise de Préaux

Église Notre Dame de la Nativité. L'église de Préaux est inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 22 Août 1949. La journée du patrimoine permet à ses visiteurs d'admirer :

  - Le retable du maître-autel et sa toile,
  - La présentation de la Vierge au Temple,
  - La statue de la Vierge à l'Enfant,
  - Le tabernacle en bois doré sculpté peint datant du XVIIème siècle.

 

La croix percée

Croix percée

Elle se dresse joliment au carrefour de deux anciens chemins, l'un qui conduit de Lorrez au hameau du Grand Creilly, l'autre qui se divise en deux directions vers Voulx et Géfontaine et qui part du bas de la Route de Lorrez à Boisroux, un peu avant la nouvelle maison de la poste.

Percée pourquoi ?

Peut-être est-ce parce que son socle est surélevé sur quatre petites colonnes trapues qui laissent donc un espace ajouré entre le corps du monument et le soubassement. L'effet est, en tout cas, étonnant lorsque l’on se place devant l'ensemble et que l’on peut contempler à travers lui l'espace valloné des champs et des bois jusqu'à l'horizon. A l'embranchement des deux bras de la croix, un cercle de pierre est sculpté en relief. Nous y avons déchiffré du doigt la date de 1771.

Croix de justice et de procession, elle date de 1615. Elle est en grès de Seine-et-Marne et a été restaurée en 1770 par Etienne Villard, tailleur de pierre à Préaux. Elle a été également restaurée en 1981 par l'AHVOL.

Il faut noter que la hauteur où elle est située s'équilibre exactement avec celle où se dressent encore les ruines d'une tour des remparts du Prieuré

 

La cave aux Fées

La cave aux Fées

Dom Morin en parlait déjà, dans son Histoire du Gastinois parue en 1630 - deux ans après sa mort : "Aux environs d'icelle terre et chasteau de Paley, se rencontrent encore quantité de caves souterraines et fondemens de vieux temples, que les habitans du lieu tiennent pour avoir esté démolis et mis à terre par les Calabres, et se trouvent force medailles de Clodius Cesar où estoit basti un temple de Vesta dont les voûtes sont faites de petites pierres taillées en diamants". Le Clodius César en question est l'empereur Claude, de l'an 41 à 51.

Armand Viré en parle dans son "Lorrez-le-Bocage et Paley à travers les siècles" (AD Melun) : "Au XIXe siècle, on voyait encore aux Closeaux, quelques pans de murs qui furent détruits par Achille Lez (c'est un agent voyer de Lorrez) lors de quelques fouilles dont il n'a pas publié les résultats. J'y vis encore quelques restes de substructions et de débris de pavage en mosaïque détruits cube à cube par les visiteurs... Y eut-il, comme le veut la tradition un temple, des thermes, un théâtre ? C'est probable mais le peu de vestiges connus ne permet pas de l'affirmer. En tout cas, un aqueduc prenait les eaux de la Grand'Fontaine (c'est la source de l'ancien lavoir communal, rue des Fontaines) à Lorrez pour les amener aux Closeaux.

Par Isabelle Michaut-Pascual - Publié dans : mythes et légendes - Miettes d'histoire-Lorrez.

 

La gare et le chemin de fer

La gare

C'est surtout aux efforts et à la tenacité du Comte Louis de Ségur, conseiller général du canton de Lorrez,  qu'est due la création de ce chemin de fer à voie étroite. On ne peut nier que cette petite ligne soit un véritable bienfait pour ces pays un peu déshérités jusqu'alors et qui pouvaient communiquer avec les deux grandes lignes de Lyon et de l'Est.

La première ligne qui desservait Souppes, Egreville, Montereau fut inaugurée le 30 septembre 1888. En 1901, une autre ligne, venant de Sens, fut raccordée à Egreville ce qui améliora sensiblement la rentabilité grâce à l'apport important de betteraves dirigées vers la sucrerie de Souppes.

Après la vapeur, c'est en 1927 qu'apparut la première automotrice entre Montereau et Egreville puis, en 1946, les locotracteurs les remplacèrent progressivement. A partir de cette dernière date, le service voyageurs fut assuré exclusivement par des autorails.

Les antiques voitures à couloirs et banquettes longitudinales avaient vécu.

Le "tacot" apporta avec la traction à vapeur des imprévus, du pittoresque et de la bonhomie au détriment, bien sûr, de la ponctualité. Le trafic voyageurs était important, surtout le dimanche soir, pour ramener les quelques 300 citadins qui regagnaient la capitale.

Les marchandises n'en constituaient pas moins un apport sérieux, tout spécialement les matières premières, bois et mines et surtout les betteraves à destination des sucreries de Souppes et Montereau.

Cependant, peu à peu, le développement de l'automobile et finalement la construction de l'autoroute du Sud sectionnant la voie près d'Egreville accéléra la disparition de  la ligne.

Le "tortillard" entama son dernier voyage le 31 août 1959. Les coups de klaxon répétés tout au long de ces 50 kms résonnèrent aux alentours comme un dernier adieu plein de mélancolie.

Depuis, les terrains sur lesquels reposaient les rails ont été vendus aux propriétaires riverains qui le souhaitaient. Quant aux gares, elles ont été transformées en maisons d'habitation par leurs acquéreurs. La rue de la Gare à Lorrez y conduit toujours.

Haut de page

 
Réunion du conseil

Réunion du conseil

La lettre de Lorrez

La lettre de Lorrez

Communauté de communes Gâtinais-val de Loing

Communauté de communes

Plan du site

Plan du site

Accueil | Vie municipale | Urbanisme | Vie quotidienne | Entreprendre | Histoire et Patrimoine | Tourisme | Entre nous | Nous contacter | Mentions légales